Symphonie en do majeur
Georges BIZET
1838-1875
Le jeune musicien, qui étudie le piano, l’orgue, l’harmonie et la composition au sein de l’institution parisienne, y fait la connaissance de Charles Gounod et une vive sympathie naît entre les deux musiciens. En 1855, après avoir transcrit pour piano à quatre mains la Symphonie no 1 en ré de ce dernier, Bizet, âgé de 17 ans, s’en inspire pour écrire sa Symphonie en do majeur. Le compositeur, qui considère cette partition comme un travail d’élève, va l’écarter au profit d’autres travaux, car il ambitionne de se présenter au Prix de Rome, qu’il remporte deux ans plus tard. L’œuvre ne refait surface qu’en 1932, et n’est exécutée pour la première fois qu’en février 1935 à Bâle sous la direction de Felix Weingartner.
Débordante de verve, de fraîcheur et d’optimisme, on sent dans cette symphonie, outre l’influence de Gounod, celle de Schubert et de Mendelssohn. Son lyrisme, son énergie et sa spontanéité annoncent des pages plus tardives comme l’Arlésienne. Sa mort prématurée à 36 ans priva la France d’un de ses plus importants créateurs.
© François Zeitouni