Thomas Ebenstein

Julia Wesely

« Le Mime de Thomas Ebenstein se distingue dans cette […] production, car le ténor apporte une vigueur scénique remarquable – avec charme et enthousiasme, il incarne le nain qui, aveuglé par une soif de pouvoir et par l’envie, cherche à entraîner son fils adoptif dans la catastrophe. »

Elisa Engler, Das Opernglas (juillet–août 2024)

« C’est Thomas Ebenstein qui a récolté le plus d’applaudissements lors de la première pour son jeu passionné et sa performance vocale marquante dans le rôle de Mime. »
Michel Schaer, Die Stimme der Kritik (15 avril 2024)

« Thomas Ebenstein interprète Mime avec un ténor puissant […] à l’attaque héroïque irréprochable. »
Jan Kobrot, Online Merker (29 avril 2024)

Thomas Ebenstein est né en Carinthie (Autriche) et a reçu sa formation vocale à l’Université de musique et d’art dramatique de Vienne auprès de Helena Łazarska, ainsi que dans la classe de lied du KS Robert Holl. En 2001, il remporte un prix au Concours international Dvořák à Karlovy Vary (République tchèque) ; en 2003, il gagne le Concours Musica Juventutis du Konzerthaus de Vienne ; en 2005, le Concours international Heinrich Strecker à Baden près de Vienne ; et en 2007, il est lauréat d’une bourse de la Fondation Richard Wagner pour le Festival de Bayreuth.

De 2003 à 2012, Thomas Ebenstein est membre de la troupe de la Komische Oper Berlin, où il interprète un large éventail de rôles, notamment Don Ottavio dans Don Giovanni de Mozart, Pedrillo dans Die Entführung aus dem Serail, Jaquino dans Fidelio de Beethoven, Andrès/Cochenille/Frantz/Pitichinaccio dans Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach, David dans Die Meistersinger von Nürnberg de Wagner, Narraboth dans Salome de Strauss, Valzacchi dans Der Rosenkavalier, ainsi que Truffaldino dans The Love for Three Oranges de Prokofiev, et bien d’autres rôles.

Thomas Ebenstein est membre de la troupe de l’Opéra d’État de Vienne depuis la saison 2012‑2013 et y a depuis interprété un vaste répertoire, notamment le Maître à danser dans Ariadne auf Naxos, la Sorcière du pain d’épice dans Hänsel und Gretel et Andrès/Cochenille/Frantz/Pitichinaccio dans Les Contes d’Hoffmann.

La saison dernière, il a fait des débuts très remarqués de rôle et de maison à l’Opéra de Lyon en Hauptmann dans Wozzeck de Berg. Au Metropolitan Opera de New York, il est récemment apparu en Monostatos dans la production de Die Zauberflöte de Mozart mise en scène par Simon McBurney.
Dans une nouvelle production de Siegfried de Wagner, dirigée par Nicholas Carter et mise en scène par Ewelina Marciniak, Thomas Ebenstein a également fait ses débuts couronnés de succès en Mime au Bühnen Bern, rôle qu’il a aussi interprété au Festival de musique de Dresde sous la direction de Kent Nagano.

Au cours de la saison 2025‑2026, Thomas Ebenstein interprétera le Capitaine dans Wozzeck lors de plusieurs concerts avec l’Orchestre symphonique de São Paulo, dirigé par Thierry Fischer, avant d’incarner ce rôle dans une nouvelle production mise en scène par Evgeny Titov à l’Opéra de Graz.
Sous la direction de James Gaffigan, il retournera à la Komische Oper Berlin dans le rôle de la Sorcière du pain d’épice dans Hänsel und Gretel.
Avec l’Orchestre symphonique de la WDR, dirigé par son directeur musical Cristian Măcelaru, il participera à des concerts de Salome de Richard Strauss à Cologne et au Festival Enescu de Bucarest, tandis qu’au Festival de printemps de Tokyo, il se produira sur la scène du Tokyo Bunka Kaikan en Klaus‑Narr dans Gurre‑Lieder de Schönberg et en Steuermann dans Der fliegende Holländer de Wagner.

Reprenant le rôle de Mime de la saison précédente, il l’interprétera cette saison au KKL de Lucerne. Il continuera également à se produire à l’Opéra d’État de Vienne lors d’une tournée au Japon comme Valzacchi dans Der Rosenkavalier de Richard Strauss, tandis qu’à Vienne même, il chantera le Premier Juif dans Salome et le docteur Cajus dans Falstaff.

À ce jour, ses engagements l’ont conduit notamment à La Scala de Milan, à la Bayerische Staatsoper, à la Staatsoper Berlin, au Semperoper de Dresde, à l’Opéra d’État de Hambourg, au Festspielhaus de Baden‑Baden, au Théâtre des Champs‑Élysées, au Grand Théâtre de Genève, au Theater an der Wien ; au Carnegie Hall, à la Philharmonie de Berlin, à la Kölner Philharmonie, au Konzerthaus de Dortmund, à la Laeiszhalle de Hambourg, au Concertgebouw d’Amsterdam, à l’Auditorium de Milan, ainsi qu’au Musikverein et au Konzerthaus de Vienne.
Dans le cadre des festivals, il s’est produit notamment à la Ruhrtriennale de Bochum, au Schleswig‑Holstein Musik Festival, au Festival de musique de Dresde, aux Wiener Festwochen, aux Festivals de Pâques et d’été de Salzbourg, au Festival de Verbier, au Festival de Lucerne, au Festival international de Bergen et au Hong Kong Arts Festival.

Au cours de cette période, Thomas Ebenstein a travaillé avec des chefs tels que Thomas Adès, Alain Altinoglu, Bertrand de Billy, Semyon Bychkov, Riccardo Chailly, Christoph Eschenbach, Adam Fischer, Edward Gardner, Daniele Gatti, Valery Gergiev, Pablo Heras‑Casado, Jakub Hrůša, Marek Janowski, Philippe Jordan, Zubin Mehta, Ingo Metzmacher, Kent Nagano, Andris Nelsons, Yannick Nézet‑Séguin, Kirill Petrenko, Sir Simon Rattle, Christian Thielemann et Franz Welser‑Möst, ainsi qu’avec des metteurs en scène tels que Calixto Bieito, Robert Carsen, Stefan Herheim, Andreas Homoki, Barrie Kosky, La Fura dels Baus, Damiano Michieletto, Simon Stone, Dmitri Tcherniakov et Mariusz Treliński, entre autres.

Parmi les rôles majeurs de son répertoire figurent le Maître à danser dans Ariadne auf Naxos, le Steuermann dans Der fliegende Holländer, David dans Die Meistersinger von Nürnberg, Mime dans Das Rheingold et Siegfried, le Greffier dans Khovanshchina de Moussorgski, le Prince Vasily Ivanovich Shuiski dans Boris Godunov, un Va‑nu‑pieds dans Lady Macbeth of Mtsensk de Chostakovitch, Truffaldino dans The Love for Three Oranges de Prokofiev, le Capitaine dans Wozzeck de Berg, Bob Boles dans Peter Grimes, Caliban dans The Tempest de Thomas Adès et Alfred dans Die Fledermaus.

Outre l’opéra, le ténor autrichien se produit régulièrement en concert au Musikverein de Vienne, au Konzerthaus de Vienne, au Konzerthaus de Klagenfurt, au Festspielhaus de St. Pölten, au Carinthian Summer Festival, à la Philharmonie de Berlin, à la Philharmonie de Cologne, au Konzerthaus de Dortmund, à la Laeiszhalle de Hambourg, au Schleswig‑Holstein Music Festival, au Festival de musique de Dresde, à la Philharmonie de Dresde, au Festival de Verbier, au Festival de Lucerne, au KKL de Lucerne, au Carnegie Hall de New York, au NTR ZaterdagMatinee du Concertgebouw d’Amsterdam, au De Doelen de Rotterdam, à l’Auditorium de Milan, à la Filharmonia Karola Szymanowskiego de Cracovie et à la Filharmonia Pomorska de Bydgoszcz.

Thomas Ebenstein se consacre également avec la même ferveur au lied (en collaboration avec les pianistes Charles Spencer, David Lutz et Sarah Tsyman) ainsi qu’au répertoire vocal sacré. Son premier album est paru chez Capriccio (Première Portraits), avec des lieder de Richard Strauss, Schönberg, Zemlinsky et Korngold.