Emily D’Angelo
Mark Pillai
Emily D’Angelo s’est imposée, à la faveur d’une ascension fulgurante, comme l’une des artistes les plus passionnantes et unanimement acclamées de sa génération. Elle fait ses débuts professionnels à l’opéra à seulement 21 ans, dans le rôle de Cherubino (Le nozze di Figaro) au Festival dei Due Mondi de Spoleto. Dès lors, la mezzo‑soprano à la voix « merveilleuse et puissante » (NYT) est constamment sollicitée par les plus grandes maisons d’opéra internationales.
Après la parution de son deuxième album freezing chez Deutsche Grammophon, elle reçoit en 2025 le prestigieux prix Opus Klassik – Chanteuse de l’année, l’une des plus hautes distinctions du monde musical classique.
Saison 2025‑2026
Au cours de la saison 2025‑2026, Emily D’Angelo retrouve le Royal Opera House de Londres dans le rôle‑titre d’Ariodante de Haendel, dans une nouvelle production signée Jetske Mijnssen, sous la direction de Stefano Montanari. Elle revient également à la Wiener Staatsoper dans le rôle de Sesto (La clemenza di Tito), dirigée par Pablo Heras‑Casado, dans une nouvelle mise en scène de Jan Lauwers.
Sur le plan symphonique, elle fait des débuts très attendus avec le London Symphony Orchestra dans The Dream of Gerontius d’Elgar, sous la direction de Sir Antonio Pappano, ainsi qu’avec le Philadelphia Orchestra, comme soliste dans la Symphonie no 1 « Jeremiah » de Leonard Bernstein, sous la direction de Yannick Nézet‑Séguin.
En Espagne, elle interprète deux grandes partitions mahlériennes : la Symphonie no 2 « Résurrection » avec l’Orquesta Sinfónica de Sevilla, puis la Symphonie no 3 avec l’Orquesta Ciudad de Granada. Toujours en Espagne, elle se produit à Oviedo dans la cantate Giovanna d’Arco de Rossini, ainsi que dans El amor brujo de Manuel de Falla.
Emily D’Angelo chante le concert d’ouverture de la Mozartwoche de Salzbourg 2026, aux côtés du Danish Chamber Orchestra dirigé par Adam Fischer, dans un programme réunissant Haendel, Monteverdi et Mozart, repris ensuite à Copenhague sous la direction de Mo Fischer.
Elle reprend également l’un de ses rôles phares, Octavian (Der Rosenkavalier), en version de concert au Festival de Pentecôte du Festspielhaus Baden‑Baden, avec le SWR Symphonie‑Orchester.
En récital, elle poursuit sa collaboration avec la pianiste Sophia Muñoz, notamment au Hanzas Perons Cultural Center de Riga et à l’Ammolite Opera de Calgary.
Au fil des dernières saisons, Emily D’Angelo a multiplié les prises de rôle remarquées, confirmant son statut de figure incontournable de la scène lyrique internationale. Elle ouvre la saison 2024‑2025 du Metropolitan Opera dans le rôle de Jess, rôle principal de l’opéra Grounded de Jeanine Tesori — qu’elle avait déjà créé lors de la création mondiale à l’Opéra national de Washington en 2023.
Elle fait ses débuts à la Staatsoper Unter den Linden de Berlin en Cherubino, avant d’y interpréter Octavian (Der Rosenkavalier) et Idamante (Idomeneo). À la Wiener Staatsoper, elle se produit pour la première fois en Dorabella (Così fan tutte), puis revient en Octavian et Donna Elvira (Don Giovanni).
À la Bayerische Staatsoper, elle est entendue en Cherubino, Idamante et Junon dans la nouvelle production de Semele mise en scène par Claus Guth.
Au Royal Opera House de Londres, elle fait ses débuts dans le rôle de Sesto (La clemenza di Tito), puis est rapidement réinvitée pour Ruggiero dans une nouvelle production d’Alcina de Haendel mise en scène par Richard Jones.
À l’Opéra national de Paris (Palais Garnier), elle interprète le rôle‑titre d’Ariodante (mise en scène de Robert Carsen), Sesto (Giulio Cesare), Siebel (Faust) ainsi que Rosina (Il barbiere di Siviglia).
Elle débute à l’Opéra de Zurich en Ottavia (L’incoronazione di Poppea) et au Semperoper de Dresde en Angelina (La Cenerentola). À la Scala de Milan, elle chante Dorabella, puis Donna Elvira.
Grande interprète du récital et du concert orchestral, Emily D’Angelo se produit régulièrement dans les plus grandes salles du monde. Elle débute aux BBC Proms au Royal Albert Hall, dans la Symphonie no 2 de Mahler, puis chante Mozart sous la direction de Yannick Nézet‑Séguin au Festspielhaus Baden‑Baden.
Elle est artiste en résidence (Spotlight Artist) à l’Orchestre symphonique de Toronto (2023‑2024), interprétant notamment Alban Berg et la suite orchestrale de son album enargeia.
Très engagée dans la musique contemporaine, elle participe aux créations d’œuvres de Ana Sokolović, Unsuk Chin, Matthew Aucoin, entre autres, et collabore avec des ensembles majeurs à travers l’Amérique du Nord et l’Europe.
Artiste exclusive Deutsche Grammophon, Emily D’Angelo lance son premier album enargeia, réunissant des œuvres du XIIᵉ et du XXIᵉ siècle (Hildegard von Bingen, Missy Mazzoli, Hildur Guðnadóttir, Sarah Kirkland Snider). L’album est salué internationalement :
– Top 50 des albums de 2021 (NPR)
– Meilleur album classique canadien 2021 (CBC)
– Prix JUNO et Gramophone (2022)
En 2024, elle publie freezing, album mêlant musique ancienne, lieder, folk et musique contemporaine, avec Sophia Muñoz, Bruno Helstroffer et Jonas Niederstadt.
Lauréate de tous les grands concours internationaux (Operalia, Met Competition, George London Foundation, COC, Cesti, CMIM…), Emily D’Angelo est la seule chanteuse à avoir reçu le Leonard Bernstein Award du Festival du Schleswig‑Holstein.
Née à Toronto, elle est diplômée de l’Université de Toronto, du Lindemann Young Artist Program du Metropolitan Opera, de l’Ensemble Studio de la COC et du Steans Music Institute de Ravinia.