Symphonie nᵒ 3

Louise Farrenc

1804 – 1875

Louise Farrenc est l’une des rares compositrices de son époque à avoir été reconnue et célébrée de son vivant. Née Jeanne-Louise Dumont, elle est la fille du sculpteur français Jacques-Edme Dumont (1761-1844), quatrième représentant d’une dynastie de célèbres sculpteurs fondée par l’ancêtre François Dumont (1660-1737). Quant à Auguste, frère de Louise, il est aussi devenu sculpteur, auteur entre autres du Génie de la Liberté perché au sommet de la Colonne de Juillet, place de la Bastille à Paris.

Louise est fortement encouragée par sa famille à développer son talent musical. Elle débute l’étude du piano avec Anne-Élisabeth-Cécile Soria, une élève de Clementi, puis étudie avec Moscheles, Hummel et Reicha. Elle a 18 ans lorsqu’elle se marie avec Aristide Farrenc. Flûtiste, compositeur et surtout éditeur de musique, celui-ci fait tout en son pouvoir pour favoriser la carrière de sa femme, devenant notamment son impresario et son éditeur.

Louise Farrenc a composé surtout de la musique pianistique, de la musique de chambre et des œuvres orchestrales parmi lesquelles trois symphonies. Nommée professeure de piano au Conservatoire de Paris, c’est après neuf ans de revendications ardues qu’elle a réussi à y obtenir un salaire égal à celui des hommes!

Sa Symphonie no 3 se réclame de l’héritage de Beethoven, Schubert et Mendelssohn. Voilà un extrait d’une critique par Théophile Gauthier : « …les honneurs de la soirée ont été pour la Symphonie en sol mineur de Mme Farrenc, œuvre remarquable, dans laquelle l’auteure s’est élevée au niveau des plus grands maîtres. »