Concerto pour deux violons
Johann Sebastian BACH
1685-1750
L’influence des compositeurs italiens y est manifeste, non seulement celle de Corelli, mais également celle de Vivaldi, dont on sait que Bach goûtait fort la musique puisqu’il a transcrit pour l’orgue et le clavecin bon nombre de ses concertos de violon. Le Vivace* initial est construit comme un mouvement de concerto grosso. Dans les passages destinés aux solistes, les deux violons dialoguent sur le même pied dans un style contrapuntique* proche de la fugue, mais sans étalage de virtuosité. Au cœur de l’œuvre, le Largo* est imprégné d’un sentiment expressif et spirituel que l’on peut rapprocher de certains duos de cantates. Discret, l’orchestre se contente d’accompagner en accords l’intense prière des deux violons. Le final est lui aussi tributaire du contrepoint*, alors que les deux violons jouent continuellement en canon et en imitation. À deux reprises, ces derniers accompagnent en accords l’orchestre à qui sont confiés des éléments issus du thème.
© François Zeitouni