Concerto pour basson (première mondiale, commande de l’OM*)
Airat ICHMOURATOV
1973
Le compositeur russo-canadien Airat Ichmouratov a émigré au Québec en 1998 afin de poursuivre ses études à l’Université de Montréal. Il a ainsi découvert une ville cosmopolite, vibrante et trépidante, dont les effervescences diurnes n’ont d’égales que les ivresses de la nuit. Ces premières impressions de Montréal sont reflétées dans « Promenade », le premier mouvement de son tout nouveau Concerto pour basson. Ichmouratov y dépeint les couleurs d’une ville réputée pour sa richesse culturelle, « avec même une touche de klezmer à laquelle je n’ai tout simplement pas pu résister! », confie-t-il.
Le cœur du Concerto se trouve dans le deuxième mouvement, intitulé « Prière », qui se veut une réponse aux vicissitudes de la vie : « Certaines nous causent une profonde douleur et parfois nous sommes ceux qui faisons souffrir les autres; parfois les événements échappent à tout contrôle et parfois le monde semble sombrer dans le chaos », écrit Ichmouratov. Lorsque les choses semblent sans issue, le chemin de la prière et du recueillement est celui que plusieurs empruntent, en vue d’un monde plus bienveillant, lumineux et sûr.
Enfin, le finale fait office de point d’orgue du Concerto. « Il rassemble les émotions et les idées des mouvements précédents dans un esprit de célébration et d’accomplissement. Ici, la virtuosité et l’énergie occupent le devant de la scène, tandis que le soliste et l’orchestre unissent leurs forces dans un dialogue musical empreint d’éclat et d’intensité », nous dit le compositeur.
Après plusieurs œuvres concertantes pour flûte, alto, hautbois ou violoncelle, Airat Ichmouratov nous présente ici son premier concerto pour basson, interprété par le Basson solo de l’Orchestre Métropolitain, Michel Bettez.
© Gabriel Paquin-Buki